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Bienvenue dans mon monde !

Pour la faire courte.

Je m’appelle Dimitri. Depuis mon enfance, j’ai toujours eu le goût de l’aventure et de l’exploration. Je passais des heures à jouer dans la rivière, à construire des cabanes dans les arbres et à explorer les bois comme s’ils cachaient un monde secret. Cette curiosité m’a naturellement conduit vers l’art. Infographiste de métier, je pratique la photographie depuis les années 1990.

En 2005, j’ai découvert l’exploration urbaine (urbex), que j’ai pleinement adoptée en 2015 grâce à un ami. Pour moi, l’urbex n’est pas une aventure, mais une quête de mémoire : capturer, avec respect, la beauté fragile des lieux abandonnés à travers des images lumineuses, colorées et chaleureuses.

Sous le pseudonyme Urbex World, j’explore depuis dix ans des centaines de sites variés en Belgique et à l’étranger, toujours guidé par la recherche de détails oubliés. En 2022, j’ai fondé le collectif Les Photographes du passé, qui a déjà présenté plusieurs expositions originales et immersives.

En avril 2026, je franchis une nouvelle étape avec ma première exposition solo au Centre culturel de Philippeville, marquant dix années d’exploration. Cette exposition proposera non seulement mes images, mais aussi des QR codes donnant accès à des témoignages, sons, vidéos et documents complémentaires. Un concours interactif vous permettra de remporter le tirage photo de votre choix. Une Question, Écho, la mémoire numérique de l’exposition est là pour vous répondre! Vous préférez une méthode plus classique? rendez-vous sur le site solitude-expo.com rubrique FAQ.

La solitude de l’urbex est pour moi une expérience positive : un moment suspendu où je quitte l’agitation du quotidien pour plonger dans le passé. Je tiens à remercier chaleureusement le Centre culturel de Philippeville, Hélène Josse, ainsi que mon épouse Delphine, dont le soutien a rendu ce projet possible.

Dimitri

Pour tout vous dire.

Aux origines
Je m’appelle Dimitri. Depuis mon enfance, j’ai toujours eu le goût de l’aventure et de l’exploration. Je passais des heures à jouer dans la rivière, à construire des cabanes dans les arbres et à explorer les bois comme si j’y découvrais un monde secret. Cette curiosité a nourri mon imaginaire et m’a naturellement conduit vers l’Art. 

De mes premiers dessins d’enfant à l’infographiste que je suis devenu, mon parcours artistique et scolaire m’ont amené à m’exprimer dans différents secteurs comme l’aquarelle, la sérigraphie, l’illustration, la bande dessinée,… et bien sûr la photographie que j’ai découvert dans les années nonante. Aujourd’hui encore, que ce soit à travers mes 30 années d’enseignement en traitement d’image ou ma pratique de graphiste, le monde de l’image reste mon terrain d’exploration privilégié.

Exploration urbaine
Apparue dans les années 1990, l’urbex , contraction de urban exploration (exploration urbaine), consiste à explorer des lieux laissés à l’abandon : usines, maisons, églises, châteaux, véhicules, catacombes,… Cette pratique, à la frontière de la légalité et parfois dangereuse, n’est pas sans risque, et je n’encourage personne à s’y aventurer.
Ces dernières années, la crise du Covid et l’essor des réseaux sociaux ont fait exploser le nombre de pratiquants, contribuant parfois à une réputation controversée. Certains recherchent l’aventure ou le frisson, d’autres traquent le paranormal. Certains filment leurs exploits, parfois au péril de leur vie, tandis que d’autres effectuent des recherches approfondies sur l’histoire des lieux. Malheureusement, il existe également un aspect plus sombre : destructions, vols, graffitis et autres traces laissées sans respect pour les lieux.
Il est aussi désormais de plus en plus fréquent de croiser des familles avec enfants de tous âges, voire des groupes conséquents d’urbexeurs, faisant fi de toutes règles, même les plus essentielles relatives à la sécurité.
Parmi toutes ces pratiques aux motivations variées, il reste toutefois ceux pour qui l’urbex est avant tout une démarche photographique authentique.

Première expérience
Ma toute première exploration d’un lieu abandonné remonte à 2005, lorsque j’ai visité un lavoir à l’abandon dans la région de Binche. À ce moment-là, j’ignorais encore tout de cette pratique. Puis, plus rien pendant 10 ans.

Ce n’est qu’au début de l’hiver 2015, grâce à mon ami Jean-Pol Constant, que j’ai véritablement découvert l’exploration urbaine. Ce jour-là, ce fut une révélation : le craquement du métal, la poussière suspendue dans la lumière, les murs marqués par des vies disparues… Tout cela résonnait comme une histoire que j’avais besoin de raconter en images. Depuis, cette discipline est devenue bien plus qu’une activité : une véritable passion, une quête, presque une manière de respirer. 

Ma vision de la discipline
Je ne me considère pas comme un « urbexeur » au sens strict, mais plutôt comme un voleur d’images, capturant ce que le temps laisse derrière lui. Lorsque j’explore un lieu, c’est avant tout pour en capturer des images, tout en veillant toujours à le respecter.  Je n’ai jamais forcé une entrée, ni cassé quoi que ce soit, encore moins emporté un objet.
Chaque site exploré porte les traces de ceux qui l’ont habité ou fait vivre. Loin d’être une simple aventure, l’urbex est pour moi une quête de mémoire : préserver, par la photographie, la beauté fragile de ces espaces oubliés avant qu’ils ne disparaissent définitivement. Entre silence et poussière, chaque image devient un témoin, révélant à la fois la poésie des ruines et l’âme cachée des lieux désertés.
Ce qui m’attire avant tout dans la photographie d’urbex c’est de saisir les détails. Chaque fragment du passé, qu’il s’agisse d’une tasse ébréchée ou d’une vieille montre, retient mon attention, alors qu’il échappe à la plupart des regards. 
Et même si ces lieux peuvent sembler tristes par leur abandon, j’essaie de leur offrir une seconde vie, par des photos lumineuses, colorées et chaleureuses. Ma mission est de faire émerger la beauté là où la plupart ne voient que décrépitude, moisissure et ravages du temps.

10 ans de passion
Voilà maintenant dix ans que je parcours ce monde en friche, sous le pseudo Urbex World, sans jamais ressentir la moindre lassitude. Durant toutes ces années, j’ai exploré des centaines de lieux, allant d’un hôpital à un cimetière de bateaux, en passant par une usine à bougies ou encore une ancienne brasserie. Cette diversité rend chaque expérience unique. Chaque exploration est une aventure riche en découvertes, où je m’émerveille toujours autant, l’œil et l’objectif grand ouverts.

Une passion collective
En septembre 2022, avec la volonté de redorer l’image de cette pratique, j’ai fondé un collectif de photographes d’exploration urbaine : « Les Photographes du passé ». Depuis, nous avons présenté pas moins de sept expositions, dont une immersive à la ferme de l’Abbaye d’Aulne, une autre autour d’un bâtiment abandonné de Philippeville, ou encore au cœur d’un charbonnage oublié.
Chaque exposition va au-delà des images : le lieu, l’interactivité et la mise en valeur des témoignages du passé viennent enrichir l’expérience et offrir une nouvelle dimension à la photographie.

Exposition solo
En avril 2025, Mme Hélène Josse, directrice du Centre culturel de Philippeville, m’a proposé de franchir un cap important : exposer en solo. Fort de mon expérience collective, j’ai peu à peu gagné en confiance et, après mûre réflexion, je me suis senti légitime pour relever ce défi. Ce pas n’aurait jamais été possible sans le soutien et les expériences partagées avec mon collectif, que je remercie chaleureusement.
Le hasard a voulu que cette proposition arrive précisément au moment où je clôturais un cycle de dix années d’exploration.
L’exposition que vous découvrez aujourd’hui rassemble des images capturées principalement en Belgique, et parfois en France, au fil de ces dix années passées à arpenter un monde caché.
Tout au long de votre visite, vous croiserez une série de QR codes. Une fois scannés avec votre téléphone, ils vous donneront accès à des anecdotes, des sons, des vidéos, des articles de presse ou encore des documents à télécharger.

Écho – la mémoire numérique de l’exposition
Une question sur l’exploration urbaine ou sur ma manière de travailler ? 
Écho est une intelligence artificielle spécialement créée pour l’exposition. Véritable mémoire numérique de Solitude, elle répond à vos interrogations. Pour y accéder, il vous suffit de scanner le QR code à l’entrée de l’expo. Posez votre question… Écho vous répondra. Vous préférez une méthode plus classique? rendez-vous sur le site solitude-expo.com rubrique FAQ.

Solitude
Ce mot peut sembler porter une connotation négative, mais pour moi, il est profondément positif. Cette solitude que beaucoup redoutent, je la recherche, et j’y trouve un véritable apaisement.
Ce qui me fascine dans l’exploration urbaine, c’est d’être seul face à un lieu abandonné. C’est une sensation étrange et unique… Lorsque je franchis la porte, je laisse derrière moi le rythme trépidant de la vie quotidienne. Le temps suspend son cours, et chaque pas devient un retour vers le passé.

Je voudrais remercier le centre culturel de Philippeville vous cette incroyable opportunité et tout particulièrement sa directrice Hélène. Je remercie également mon épouse, Delphine, pour son soutien et de m’avoir convaincu que j’avais le droit d’exposer aussi seul.

Bonne exploration!

Dimitri