montage
“Ici, le réel se fissure pour laisser entrer la fiction.„
Quand l’imaginaire s’invite dans les lieux oubliés.
Je suis resté un grand enfant et je n’ai jamais caché mon penchant pour la pop culture. Dans mon bureau, ma collection de figurines Pop, d’objets de cinéma et mes différents masques témoignent de cet univers qui m’accompagne au quotidien. Si la photographie traditionnelle me permet de figer la beauté brute des lieux que j’explore, c’est à travers le montage photographique que mon esprit créatif s’exprime réellement. Pour moi, l’Urbex n’est pas seulement un travail documentaire ; c’est un terrain de jeu où je m’autorise des libertés chromatiques et des effets visuels que la prise de vue classique ne permet pas toujours.
Mon casque de Stormtrooper est devenu l’élément central de cette démarche. Il crée un décalage immédiat, une sorte de pont visuel entre la mémoire des murs décrépis et l’imaginaire de la fiction. Ce personnage, d’abord incarné par mon tout premier casque du Premier Ordre puis par le modèle classique de la trilogie originale, est devenu ma signature. Il m’offre une présence anonyme, un visage sans identité qui vient habiter le silence des lieux désertés.
Au-delà de la simple pose, j’utilise le post-traitement pour pousser la narration plus loin, notamment en réalisant des montages où je me multiplie dans l’image. Ces figures dupliquées ne sont pas là par hasard : elles questionnent l’errance, la solitude ou la répétition, tout en apportant une touche d’humour et d’absurde à la scène. Même si ce casque est encombrant à transporter en exploration, ce dialogue entre patrimoine oublié et culture populaire me tient à cœur. Chaque cliché devient alors une composition narrative unique, une tentative de prolonger la vie d’un lieu à travers le prisme de mes propres passions.